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Documentaire sur la Compagnie du chemin de fer du Congo supérieur aux Grands Lacs Africains

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Belgisch Congo
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gepubliceerd op 14/Januari/22 / In Wetenschap / Geschiedenis

Pour mettre en valeur la vaste cuvette congolaise, l'Etat Indépendant dut se doter d'un réseau de voies de communication, épine dorsale de toute économie. La base de ce réseau était constituée par l'admirable système hydrographique du Congo. Dans ce réseau fluvial, des chemins de fer devaient être incorporés pour suppléer à la voie d'eau là où elle est interrompue par des chutes et des rapides. Sous l'impulsion de Stanley qui avait lancé le slogan : «Sans le chemin de fer, le Congo ne vaut pas un penny», Léopold II fit étudier le tracé d'un chemin de fer pour contourner les cataractes des Monts de Cristal. Ce chemin de fer fut construit à grande peine, de 1890 à 1898.L'étape suivante souhaitée par le Roi, qui espérait ainsi s’assurer un débouché vers le Nil, était de relier par une voie ferrée les contrées frontalières de l'Est du pays aux biefs navigables du fleuve Congo. Dès janvier 1898, le Roi ordonna l'étude d'un chemin de fer pour relier Stanleyville, centre stratégique de la cuvette congolaise, au lac Albert. L'Etat entreprit lui-même les études du nouveau chemin de fer et chargea l'ingénieur Auguste Adam de faire les reconnaissances sur le terrain. Pendant trois ans et demi, Adam et son équipe vont étudier des tracés à travers des contrées accidentées, souvent inconnues au coeur de la grande forêt vierge. Le tracé étudié comportait le trajet Stanleyville – Mahagi d'une longueur de 1.120 km.Alors que le groupe d'études s'activait sur le terrain, l'Etat Indépendant, dont les ressources financières étaient limitées, chercha un financier capable de réunir les capitaux nécessaires à la construction du chemin de fer et à la mise en valeur des régions qu'il traversera. En 1901, le Roi accorda sa confiance à un industriel belge, Edouard Empain (1852-1929). Grand financier autant que génie industriel, Edouard Empain avait fondé sa banque et était bien introduit dans les milieux financiers internationaux. Le Groupe Empain, constitué en 1892, contrôlait une série de Sociétés "Holding" qui se distinguaient par d'importantes réalisations dans le domaine des transports en commun en Belgique, en France où il fonda le "Métropolitain de Paris", en Russie, en Espagne, en Chine et en Egypte où une des sociétés de son Groupe avait obtenu la concession des tramways du Caire.A la veille de Noël 1901, le Roi approuva la convention à intervenir entre l'Etat Indépendant et la future société anonyme belge "Compagnie des Chemins de Fer du Congo Supérieur aux Grands Lacs Africains", en abrégé la Compagnie des Grands Lacs, ou C.F.L.L'objectif du C.F.L. était la construction et l'exploitation de deux chemins de fer, l'un reliant le fleuve Congo à Stanleyville au lac Albert et l'autre reliant le fleuve Congo au lac Tanganyika.Ce programme initial allait être modifié quelques semaines à peine après la constitution de la Compagnie. Pour mettre en valeur les richesses du Katanga, il fallait relier au plus vite cette région à un port de mer. Le C.F.L. fut donc chargé de réaliser, en priorité, une liaison mi-ferrée mi-fluviale entre Stanleyville et Bukama au Katanga.Les objectifs du C.F.L. étaient donc élargis et le texte de la Convention fut modifié en ce sens en 1903. Si la priorité était donnée à la liaison Stanleyville - Katanga, la construction du Congo-Nil restait au programme.Aux termes de la Convention passée entre l'E.I.C. et Empain, l'Etat du Congo prenait à sa charge les études du tracé et la construction du réseau tandis que la Compagnie des Grands Lacs finançait les travaux et l'achat du matériel et elle exploiterait les lignes après leurs achèvements. Cette clause fut imposée par le roi Léopold II pour éviter lors de la construction du réseau du C.F.L., les difficultés quant au recrutement de la main d'oeuvre indigène, comme ce fut le cas lors de la construction du chemin de fer de Matadi à Léopoldville, l'Etat disposant du droit de recrutement pour des travaux d'utilité publique.Comprenant que la construction du réseau allait nécessiter l'investissement d'énormes capitaux dont la rentabilité n'était pas assurée, l'Etat concéda à la Compagnie, à titre de garantie et de rémunération pour les capitaux engagés, la concession de vastes domaines fonciers et miniers dans la Province Orientale.La tâche imposée au C.F.L. était immense et complexe. Il s'agissait de construire et de faire fonctionner au centre de l'Afrique, à quelque 2.000 kilomètres de la côte, dans des régions alors bien peu connues et sortant à peine des horreurs de l'esclavagisme, un immense complexe mi-ferré mi-fluvial totalisant plus de 1700 kilomètres.La construction de cette artère transcongolaise prit un peu plus de douze ans. Les travaux débutèrent en janvier 1903 à Stanleyville et furent achevés en février 1915, pendant la Première Guerre mondiale, quand le rail atteignit les rives du lac Tanganyika à Albertville.

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