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Démystifier les mythes autour de Léopold II - 'Les archives de Léopold II'

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Belgisch Congo
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gepubliceerd op 14 Jan 2022 / In Wetenschap / Geschiedenis

Démystifier les mythes autour de Léopold II - "Les archives de Léopold II" conférence du Dr Pierre-Luc Plasman présentée à Mémoires du Congo le 08/10/2019. Cette conférence est suivie de questions - réponses.Les Archives du Roi Souverain LéopoldConférence présentée à Mémoires du Congo le 8 octobre 2019 par Pierre-Luc Plasman, Docteur en Histoire et collaborateur scientifique de l’Institut sciences-politiques Louvain-Europe. Captation, intégration des diapositives, montage: Daniel Depreter.pourquoi sommes-nous à nouveau si brutalement confrontés au passé colonial belge ?Pierre-Luc Plasman : « Le bal a commencé avec le meurtre de George Floyd (États-Unis) et la comparaison faite entre la situation en Belgique et celle aux États-Unis. Au fond, le débat mûrit depuis 2008, en partie sous l'impulsion d'associations de personnes d'origine africaine qui ont formulé diverses revendications. Ils questionnent l'héritage colonial dans les espaces publics et émettent des réserves sur l'éducation à l'histoire coloniale ; ils veulent aussi que les différents acteurs reconnaissent leurs responsabilités. Il existe également des interfaces entre ce mouvement et certains partis politiques. Par exemple, le programme d'Ecolo indique qu'une plus grande prise de conscience est nécessaire sur notre passé."Y a-t-il eu par le passé des tentatives pour restreindre l'accès aux archives coloniales ?Plasman : « C'est une légende persistante en fait. Cela est dû en partie au fait que l'ancienne archiviste du ministère des Affaires étrangères, Françoise Peemans, n'était pas trop flexible avec les chercheurs qui posaient des questions, pas seulement sur l'histoire coloniale d'ailleurs. Les archives sont également dispersées : vous pouvez les trouver au ministère des Affaires étrangères, au Musée de l'Afrique (Tervuren), au palais royal et aux Archives de l'État ».« Faute d'argent, toutes ces archives n'ont jamais été entièrement inventoriées. Les consulter n'est donc pas si facile. Les archives de la Sûreté de l'Etat ne sont pas accessibles, mais je ne suis pas sûr qu'on puisse y trouver beaucoup d'éléments nouveaux. Peut-être sur les meurtres de Lumumba et Hammarskjold, je ne sais pas."Pouvez-vous parler d'un « génocide » au Congo ?Plasman : « Est-ce crédible de parler de 10 millions de morts ? Les projections démographiques de Jean-Paul Sanderson (UCLouvain) parlent de 1 à 5 millions d'habitants qui étaient « trop peu » en 1930, si l'on considère la taille de la population à laquelle on pouvait s'attendre à cette époque. La terreur coloniale a joué un rôle important dans l'augmentation des taux de mortalité et la baisse des taux de natalité.« Mais on ne compte pas le nombre de victimes directes : des Congolais sont aussi morts des épidémies. L'Etat Indépendant du Congo (EIC) n'avait pas non plus l'intention d'exterminer systématiquement une partie de la population, même si les témoignages oculaires de l'horreur de l'époque sont à vous glacer le sang. Selon les normes d'aujourd'hui, vous pourriez sans risque qualifier certaines atrocités de crimes contre l'humanité. »Pouvez-vous dire que Léopold II était au courant des abus mais ne voulait pas les voir ?Plasman : « Léopold est informé des scandales depuis 1895. En fait, il a plus appris par la presse que par son administration ou son environnement, car ils gardaient souvent le secret. Léopold II se rend compte que sa position sur la scène internationale est fragile : il charge le colonel Wahis de mettre de l'ordre dans les régimes étatiques et de faire abstraction des faits les plus graves. Même alors, il restait avec des sociétés privées avec des concessions telles que l'Anversoise et l'ABIR ; ils voulaient gagner le plus d'argent possible en faisant appel à des figures de merde comme Hubert Lothaire et Victor-Léon Fiévez, qui semaient la terreur. Leur méfait a provoqué la colère du roi, et il les a traduits en justice.« Dans le même temps, Léopold II refusait de réviser son système d'exploitation. Il a préféré tenir la Wehrmacht (Force Publique) et les sociétés concessionnaires pour responsables des atrocités.

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